Frise chronologique
1747
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel
1747 (≈ 1747)
Commandé par la famille Pérussis.
31 décembre 1984
Classement monument historique
Classement monument historique
31 décembre 1984 (≈ 1984)
Façades, toitures et escalier protégés.
Fin XIXe siècle
Division de la propriété
Division de la propriété
Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Percement de la rue Liffran.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ainsi que l'escalier avec sa cage et sa rampe en fer forgé (cad. CK 788) : classement par arrêté du 31 décembre 1984
Personnages clés
| Famille Pérussis - Commanditaires |
Originaires de Florence, propriétaires initiaux. |
| Valère Martin - Archéologue |
Résident de l’hôtel au XIXe siècle. |
| Azalaïs d'Arbaud - Fille de Valère Martin |
Épouse du poète Joseph d’Arbaud. |
| Joseph d'Arbaud - Poète provençal |
Gendre de Valère Martin. |
Origine et histoire
L’hôtel de Pérussis, construit en 1747 à Cavaillon pour la famille Pérussis originaire de Florence, est un exemple remarquable d’hôtel particulier du XVIIIe siècle. Sa façade nord en pierre de taille, ornée d’un balcon en fer forgé supporté par deux colonnes ioniques, reflète l’élégance architecturale de l’époque. Le bâtiment, organisé autour de deux cours rectangulaires, comprend trois niveaux avec des pièces en enfilade, dont certaines conservent des décors de gypseries.
À la fin du XIXe siècle, un réaménagement urbain a divisé la propriété en deux avec le percement de la rue Liffran, altérant la symétrie initiale de la façade. L’hôtel a abrité des personnalités comme l’archéologue Valère Martin et sa fille Azalaïs d’Arbaud, épouse du poète provençal Joseph d’Arbaud. Classé monument historique en 1984, il conserve des éléments protégés comme ses façades, toitures et l’escalier en fer forgé.
La façade sur jardin, aujourd’hui bordée par la rue Liffran, présente un étage d’attique supplémentaire et une composition plus régulière que la façade nord. À l’intérieur, le grand escalier en pierre, avec sa rampe en fer forgé et son plafond mouluré, occupe une place centrale. Les pièces, initialement dédiées à la réception ou à des usages domestiques, ont évolué avec le temps, certaines servant aujourd’hui de bureaux ou de salle d’audience pour le tribunal.